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Concept et positionnement

Le projet AMORPHIS s’inscrit dans le contexte général de la mise en oeuvre pratique de la politique de développement durable que le Gouvernement français et la Communauté européenne mettent en oeuvre. 

Il traduit concrètement la volonté des acteurs économiques y participant de mener des actions éco-responsables s’inscrivant dans cette politique : économiquement responsable, AMORPHIS permet, par la valorisation des déchets issus des opérations de désamiantage, de réduire l’impact du coût de cette dépollution ; écologiquement responsable, AMORPHIS transforme un déchet inerte en une nouvelle matière première. 

LE CONTEXTE

AMORPHIS touche le secteur de la construction : Le projet consiste à valoriser industriellement les déchets issus du processus d’inertage de l’amiante produit lors des opérations de déconstruction (procédé AMORPHIS). Il permet aussi d’envisager de traiter l’amiante en sortie de mine. 

Le procédé AMORHIS consiste à rendre l’amiante inerte par amorphisation. C’est un procédé physico-chimique qui brise la structure cristalline et fibreuse de l’amiante, la rendant ainsi inerte et non toxique, tout en lui conservant l’essentiel de ses qualités ignifuges. 

Contexte réglementaire et juridique 

La réglementation relative à la dépollution de l’amiante se généralise dans beaucoup de pays et elle se durcit. La France est en pointe dans ce domaine et sert de modèle. La réglementation européenne se durcit elle aussi et, prochainement, obligera à retraiter l’amiante enfouie dans les décharges. 

Considérée comme une astreinte et une charge financière, celle-ci est mal supportée par les acteurs de la construction, particulièrement par les maîtres d’ouvrage qui en supportent toute la charge financière. (coût moyen au m2 sur le territoire Français et compris le transport : décharge de classe 1 entre 600€ et 1000€ - inertage entre 1600€ et 3500€) 

L’évolution de la législation au regard des polluants dangereux rend désormais responsable le propriétaire du traitement de ses déchets tant que ceux-ci ne sont pas déclarés inoffensifs. Le simple stockage chez un tiers ne les libère pas de leur responsabilité. Les propriétaires institutionnels provisionnent dans leurs comptes le risque lié à leurs déchets amiantés stockés en décharge réglementaire et non inertes. (données chiffrées) 

Contexte économique 

L’économie de la construction est un secteur majeur, dans tous les pays. (poids dans PNB) 

De plus en plus, tout projet de construction commence par la déconstruction de l’existant, particulièrement dans les pays industrialisés et les pays en développement. Dès que se présente le besoin de déconstruire, se pose le problème du désamiantage. En effet, l’amiante a été utilisé pendant des décennies et intégré dans de nombreux processus constructifs (inclure données chiffrées). 

Le problème est tout aussi aigu dans les pays en voie de développement, certains États évaluent des plans de désamiantage au niveau de villes entières, voire sur le plan national. . (infos sur KSA et Tunisie). 

Les procédés actuels ne permettent pas d’envisager de solutions économiquement viables à un stade industriel (énumérer la concurrence et analyse comparative des coûts). 

Le seul procédé concurrent permettant l’inertage total est très coûteux (rapport de 1 à 3) et très vorace en énergie (rapport de 1 à 4). Le résidu (pâte de verre) est à forte valeur ajoutée (industrie électronique), mais le besoin est très faible. 

La majeure partie de l’amiante provenant des opérations de dépollution est enfouie dans des décharges contrôlées (donner %). Il n’y a pas de solution pour le retraitement de ces décharges. 

Contexte social 

L’impact sur la santé publique de la pollution liée à l’amiante préoccupe maintenant les autorités tant dans les pays industrialisés que dans les pays émergeants. 

Les problèmes de santé publique sont des enjeux politiques majeurs pour les États. La pression grandissante de l’opinion publique, relativement à ces problèmes, est de plus en plus grande et elle s’accroît de manière exponentielle avec la révolution des moyens d’information. 

La prise de conscience, au plan mondial, de la dangerosité de l’amiante, ruine les pays producteurs qui ont les mines d’amiante. 

Contexte environnemental 

Le coût du désamiantage, s’il est supportable sur de grosses opérations, devient un frein à la dépollution sur les opérations petites ou moyennes. Cela induit un désamiantage sauvage qui accroît la pollution en la dispersant. (données chiffrées ?) 

L’absence de procédés industriels pour rendre totalement inerte les produits récupérés dans les règles de l’art fait se constituer des sites potentiellement dangereux où sont concentrées de grandes quantités d’amiante ayant conservé toute sa toxicité. On ne fait que déplacer le problème. 

S’il s’inscrit clairement dans l’économie de la construction, le projet AMORPHIS concerne aussi le domaine de l’environnement et , par conséquence, celui de la santé publique. 

POSITIONNEMENT DU PROJET

AMORPHIS se propose de mettre au point une ou des matières premières issues du retraitement des déchets amiantés après amorphisation. Il adresse donc directement les industriels fournisseurs de matériaux de construction pour le BTP et, plus spécialement, ceux qui fabriquent des produits ayant des caractéristiques isolantes et ignifuges similaires à celles de l’amiante. 

Sur le plan international, AMORPHIS adresse les compagnies minières des pays producteurs d’amiante, voire les États directement, si cette industrie à un poids important dans leurs économies régionales ou nationales. 

Relativement aux contextes décrits ci-dessus, le projet intéresse aussi les acteurs de la construction. En premier lieu, il apporte à l’investisseur un revenu qui peut faire baisser significativement le coût initial de déconstruction, en effet, ce dernier reste le propriétaire du déchet jusqu’à son rachat par l’industriel qui va le valoriser. 

En second lieu, il offre une solution économiquement attrayante aux gestionnaires de décharges stockant les produits amiantés et qui seront bientôt dans l’obligation de procéder à leur inertage. 

Enfin, AMORPHIS offre les mêmes opportunités aux propriétaires de parcs de matériels ferroviaires ou de navires qui sont maintenant confrontés aux réglementations en matière de dépollution des matériels en fin de vie. 

Sur le plan réglementaire et législatif, le projet apporte une vraie réponse aux attentes du législateur, l’éradication de la pollution. AMORPHIS sera donc un facilitateur pour la mise en application des textes. 

D’un point de vue économique, la valorisation d’un déchet est un plus, l’objectif premier du projet est d’en définir le degré de profitabilité et pour qui cela sera profitable. 

Les bénéfices sociaux que le projet apporte sont indirects mais néanmoins certains. 

AMORPHIS sera créateur d’emplois, se comptant par dizaines, voire beaucoup plus et diffus dans toutes les régions. 

En apportant une solution pérenne et économiquement intéressante au traitement des déchets amiantés, le projet induira une diminution du désamiantage sauvage et de ses effets pervers sur la santé publique. 

Enfin, relativement à l’environnement, le projet apporte une solution définitive à la dépollution de l’amiante avec un impact environnemental minimum comparé aux solutions existantes 

POSITIONNEMENT DU PROJET AU REGARD DE LA STRATEGIE DE LA FILIERE

Relativement à la filière de la dépollution, AMORPHIS se substituera aux activités actuelles d’enfouissement, les exploitants de décharges devenant les producteurs de la matière première destinée à être revalorisée par le projet. 

Relativement à celle du BTP, il apporte une plus value là où il n’y avait que dépenses. 

Quant à celle des fabricants de matériaux, AMORPHIS apporte une opportunité de développer de nouveaux produits à partir d’une ressource naturelle qui sera locale 

Description scientifique et technique

L’état de l’art 

le procédé AMORPHIS produit actuellement un amiante inerte à partir d’amiante à l’état volatil récupéré sur les chantiers de déconstruction. C’est un produit relativement pur. 

La pureté s’apprécie selon deux critères : 

Les types d’amiante, il en existe 5 ou 6. Sur le site, au départ, ils sont identifiables. Après traitement dans un cycle industriel, ils peuvent se trouver mélangés. (définir si cela a une importance) 

La présence d’éléments polluants, résidus de chantiers, bois, vis, peintures, emballages, etc.. 

Le volume de cet amiante volatil représente X % de l’amiante issu du désamiantage 

Si l’on introduit une chaîne de broyage dans le procédé AMORPHIA, on peut alors retraiter l’amiante à l’état solide, le plus souvent en mélange avec d’autres matériaux (fibro-ciment, vynil-amiante, plâtres). Ces mélanges sont-ils réutilisables en l’état par les industriels.

Organisation du partenariat

Nous envisageons d’intéresser des acteurs partie prenante sur l’ensemble du processus 

Les détenteurs de la ressource initiale, investisseurs institutionnels, fonds de pensions qui ont le souci de valoriser leur patrimoine et le devoir d’être éco-responsables. 

Les opérateurs qui gèrent actuellement le déchet amiante pollué, ils deviendront les producteurs du matériau recyclé. 

Les industriels fabriquant les produits d’isolation thermique en premier lieu et tout autre matériau où les spécificités de l’amiante pourraient y apporter des caractéristiques nouvelles économiquement intéressantes. 

Les organismes publics en charge de la réglementation sur l’environnement et la santé nationaux et européens 

Les organismes de contrôle et de certification.